Film première sous la ville

Elle s'entoure pour cela d'un réseau d'hommes de paille pour acquérir, en toute discrétion, des maisons d'édition, principalement celles détenues par des propriétaires juifs, en profitant des lois antijuives allemandes et vichystes.

Parmi eux, Gerhard Hibbelen, nazi alsacien de la première heure, qui devient dès juillet un des collaborateurs d'Otto Abetz, chargé des questions d'édition. Grâce aux fonds de l'ambassade, dont il fait officiellement partie en tant que secrétaire de légation, il met la main sur la Société Parisienne d'Édition, appartenant aux frères Offenstadt, Juifs d'origine allemande qui avaient créé un groupe de plusieurs publications populaires prospères dont Le Film complet. Sous la pression de l'aryanisation, ils sont contraints de vendre leur société à Hibbelen et ses acolytes.

Jean Luchaire, père de l'actrice Corinne Luchaire, patron de presse et grand ami d'Otto Abetz, est un autre personnage incontournable de cette période. En , grâce à ses bonnes relations avec l'Occupant, il fonde la revue Les Nouveaux temps , et préside l'Association de la presse parisienne, ainsi que la Corporation nationale de la presse française. Cet organisme impose à tous les petits journaux un éditeur du clan Luchaire d'une part, et d'autre part un contrôle par un commissaire du gouvernement, en l'occurrence Jean Luchaire lui-même, qui supervise ainsi toute la presse collaborationniste de la zone Nord.

Est abrogé le décret de qui avait pour but d'empêcher la propagande antijuive en supprimant dans la presse tout ce qui excite la haine, tout ce qui oppose les Français à d'autres Français. La répartition, par le Comité d'organisation des Industries, du peu de papier disponible, est un moyen de contrôle supplémentaire.

Cette pénurie des matières premières entraînera progressivement une baisse de la pagination, une réduction du format, du tirage. Bimensuel géré par Paul-Auguste Harlé, ancien directeur de La Cinématographie française , emblématique revue corporative, née en et interrompue en Seule publication corporative de la zone occupée, Le Film rend compte des travaux de réorganisation de la profession menés par le C.

Comité d'Organisation des Industries Cinématographiques.

Ancêtre du CNC, créé par le gouvernement de Vichy en décembre , cette entité prend toutes les mesures techniques, économiques et sociales pour assurer le développement et surtout le redémarrage de l'industrie du cinéma. Sont notamment créés un système d'avances à la production financées par le Crédit national, un système d'enregistrement des recettes, le Registre public de la cinématographie, et enfin l'Idhec.

La carte d'identité professionnelle, si elle permet de valider les compétences des intervenants du milieu, permet aussi de ficher les Juifs pour mieux les exclure de la profession. Les archives du C. Un nombre impressionnant de directives émanant du C. Le discours dominant remporte l'adhésion mais aussi l'enthousiasme de la rédaction. Financée par l'ambassade d'Allemagne, cette publication hebdomadaire appartient aux Éditions Le Pont. À la Libération, Robert Muzard sera condamné à trois ans de prison.

Ciné-Mondial vante les productions de la Continental-Films, toute nouvelle société de production cinématographique française à capitaux allemands, créée en novembre par Goebbels et dirigée par Alfred Greven. Celui-ci, protégé par Göring, est déjà connu des professionnels français. Le producteur français de ce film, Raoul Ploquin, dirigera le C. La guerre va permettre à tous ces gens qui se côtoient déjà d'écarter la concurrence des studios américains. Pour asseoir sa domination sur l'industrie du cinéma en Europe, l'Allemagne investit des moyens importants dans la promotion de ses films et tout particulièrement dans la presse de cinéma.

Le premier, emblématique du cinéma nazi, est conçu et produit à la demande de Goebbels.

La mission cinéma

La Ville dorée est le premier film en couleurs sorti en France. Avec leur procédé Agfacolor, les Allemands souhaitent supplanter le Technicolor américain. Les trente films produits par la Continental seront quant à eux invariablement des succès. Comme il s'agit de distraire, Ciné-Mondial n'évoque jamais frontalement l'actualité politique, sauf pour soutenir les quelques films de propagande montrés lors des grandes expositions qui se tiennent à Paris en et , afin de mobiliser l'opinion sur les thèmes de prédilection de l'Occupant et du gouvernement de Vichy.

De nombreux articles traitent des préoccupations quotidiennes du public. Les vedettes ont des soucis identiques à ceux des lecteurs, subissant tout autant les restrictions. Fondé par Robert Regamey et Jean Lacroix, propriétaire du célèbre studio Harcourt qui signe la majorité des couvertures , Vedettes est un magazine hebdomadaire grand public dont la ligne éditoriale est donnée par le nom même de la revue. Le cinéma, mais aussi le théâtre et le music-hall sont abordés sous l'angle du vedettariat.

Rafles sur la ville 1958

Nous vous apporterons seulement la nécessaire bouffée d'air frais, léger Les films de la Continental et les productions allemandes y occupent aussi une large place. Racheté en mai par Gerhard Hibbelen, le journal sera alors directement financé par l'Occupant. Sa périodicité est hebdomadaire.

La presse cinématographique en France sous l'Occupation - La Cinémathèque française

La spoliation du titre, déjà évoquée, s'opère en toute discrétion. La revue s'interrompt en juin , puis reprend quatre mois plus tard, avec une nouvelle direction mentionnée en très petits caractères sur la page de titre et un nouveau rédacteur en chef, Raymond Chalmandier. Son apparence change peu, même si l'on remarque la place importante faite aux films allemands et aux productions de la Continental.

Les films américains, anglais, de même que les vedettes françaises ayant choisi de s'exiler sont bien sûr bannis, comme Jean Gabin. Les restrictions de papier entraînent une réduction de la pagination, du format, et la publication de deux films par numéro à partir de Les derniers mois, la périodicité devient mensuelle pour les mêmes raisons. Les propriétaires du titre avant sa spoliation les frères Offenstadt, dont l'un mourra en déportation devront attendre l'annulation par le tribunal civil des cessions opérées sous l'Occupation juillet , pour récupérer leur bien. Les éditions Nathan, Calmann-Lévy et Ferenczi subiront le même sort.

La presse régionale, qu'elle soit en zone libre ou en zone occupée, observe et relaie les nouvelles règles administratives et juridiques. La majorité des titres est éditée à Marseille. Beaucoup de journalistes, dont Charles Ford, Maurice Bessy ou René Jeanne, au chômage suite à l'arrêt de nombreuses publications, s'installent dans le Midi et vont participer à ces publications. Dirigée par André de Masini à Marseille, La Revue de l'écran , titre corporatif et régional, contient des notules critiques, l'actualité de l'industrie cinématographique, des articles sur la technique. L'équipe sera sur place lors des projections.

Bien qu'il foulera le tapis rouge vénitien dans plus d'un mois, Félix Dufour-Laperrière travaille déjà sur de nouveaux projets, dont Archipel. Dans ce documentaire animé, le cinéaste compte expliquer ce qui fait notre chez-soi en explorant des îles imaginaires du Saint-Laurent. Le festival compte organiser des projections ouvertes au public au mois de juin.

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Le long métrage ne satisfait pas aux exigences linguistiques du prix, a annoncé vendredi Téléfilm Canada. L'artiste de Québec et leader du groupe Les Respectables nous présente son premier projet solo : l'album The Lost Songbook. Le webzine socioculturel Sticky Rice propose de redéfinir les contours de l'identité asiatique. L'équipe de Samedi et rien d'autre a gentiment demandé au comédien Emmanuel Bilodeau d'écrire un conte de Noël.

À quoi ressemblerait Le Petit Prince si on l'écrivait aujourd'hui? Au roman La princesse et le pangolin.

Le festival

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